Billetterie
groupe statuaire beaucaire - Mythologie - Musée de la Romanité - Nîmes

Ce n’est qu’un au revoir….

Prêt de silène au Louvre-Lens

Comme la plupart des musées, le Musée de la Romanité est régulièrement sollicité par d’autres établissements pour prêter des objets conservés dans son fonds.
Le prêt d’un objet figurant sur l’inventaire d’un musée s’effectue selon un protocole bien précis. Le Conservateur demande d’abord l’accord de son organisme de tutelle (par ex. celui du Maire dans une commune). Puis une convention de prêt est établie entre les deux parties (emprunteur, prêteur), dans laquelle figurent des renseignements sur l’objet, sur son état de conservation, un constat d’état, la valeur à assurer. Le document comporte également une image de l’objet, les dates et la durée du prêt, ainsi que des informations concernant les droits de diffusion et de reproduction. (D. D.)

Prêt du Silène du Groupe de Beaucaire (inv. 958.2.7) au Louvre – Lens

Le Musée du Louvre-Lens a souhaité emprunter au Musée de la Romanité la statue d’un silène, afin de l’intégrer à l’exposition « Tables du pouvoir ! Une histoire des repas de prestige» (31 mars – 26 juillet 2021) (D.D.)

Cette statue, en calcaire du Bois de Lens, découverte à Nîmes au n° 135, route de Beaucaire, en 1958, est datée du IIe siècle après J.-C.

Elle représente un silène, compagnon joyeux et aviné du cortège de Dionysos/Bacchus, dieu du vin et de l’extase mystique. Coiffé d’une couronne de vigne et du bandeau dionysiaque, il est généralement représenté avec une coupe de vin à la main, avachi par l’excès de boisson. Le type iconographique est issu de la période hellénistique (IIIe – Ier siècles av. J.-C.). Cette statue faisait pendant avec une autre statue de silène mais arrivée jusqu’à nous à l’état fragmentaire. Elles faisaient partie d’un groupe de huit avec deux nymphes, deux chèvres, un berger assis et une tête masculine, réalisées par un atelier local. Découvertes dans une zone funéraire, leur thème bachique et pastoral correspond à l’esprit des jardins funéraires parfois associés aux tombeaux monumentaux. Ils évoquent les champs Elyséens, lieu de repos des défunts. Ces tombeaux apparaissent en Narbonnaise à la fin du Ier siècle avec l’émergence des grandes familles gallo-romaines soucieuses de s’intégrer à la société romaine et de montrer avec ostentation leur réussite sociale. (C. C.)

mosaïque