Exposition « Gaulois, mais Romains ! Chefs d’œuvres du musée d’Archéologie nationale » 2025
(Re)découvrez les conférences autour de l’exposition temporaire « Gaulois, mais Romains ! Chefs d’œuvres du musée d’Archéologie nationale »
Conférence : Romains, Gaulois et Gallo-romains : identité(s) archéologique(s)
Par Matthieu POUX, professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine, Université Lumière Lyon 2
Le problème de l’assimilation des populations et de la culture gauloises dans l’Empire romain mobilise des enjeux identitaires qui ont peu à voir avec la science et l’archéologie. L’exposition « Gaulois, mais Romains ! », coproduite par le Musée de la Romanité et le musée d’Archéologie nationale, offre l’occasion d’aborder la question sur un terrain plus objectif : celui de l’architecture et des objets mis au jour par les fouilles archéologiques conduites en France et en Europe au cours des vingt dernières années, qui ont renouvelé notre connaissance d’une culture « gallo-romaine » mêlant traditions celtiques et influences romaines.
Conférence : Diffusion des codes de l’architecture romaine en Gaule
Dans le cadre des Journées nationales de l’architecture
Par Véronique BRUNET-GASTON, archéologue (Inrap), chercheuse à l’IRAA d’Aix en Provence et docteure de l’Université de Provence
Après la conquête romaine des Trois Gaules, les Gaulois ne sont devenus « Romains » que sur le papier. Dans les faits, même si les contacts avec Rome étaient déjà existants, pour les Éduens notamment, l’acculturation s’est faite durant le 1er siècle. Ainsi, l’architecture en est le marqueur le plus visible : comme dit Astérix « les colonnes, ça fait Romain ».
Conférence : Lieux de culte et pratiques rituelles en Gaule romaine
Par Olivier de CAZANOVE, professeur émérite d’archéologie romaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Il n’existe pas, dans le monde romain, de religion unifiée, mais des manières de faire et des cultes communs qui coexistent avec une grande diversité de situations et de caractéristiques locales. Les provinces gauloises montrent de manière particulièrement claire qu’il faut parler de « religions romaines » au pluriel. La très grande majorité des temples de Gaule sont d’un type spécifique qu’on ne retrouve pas ailleurs. Les offrandes qui y sont déposées, en revanche, sont très semblables à celles qu’on trouve en Italie et, plus largement, dans l’espace méditerranéen. Ces exemples et d’autres permettent de mieux appréhender la pratique religieuse vécue dans ce monde provincial qui est celui des Gaules.
Conférence : La Gaule plurielle, regards croisés sur les gaules romaines du nord et du sud
Par Vivien BARRIÈRE, maître de conférences en histoire et archéologie à CY Cergy Paris Université
En France, on oppose souvent deux Gaules romaines : celle du sud, dont les Romains ont fait une province vers 120 av. J.-C. sous le nom de Transalpine puis de Narbonnaise, et celle du nord qui fut conquise par César dans les années 50 av. J.-C.
Mais que vaut cette distinction fondée sur l’écart chronologique de la conquête ?
Observe-t-on des différences concrètes dans la diffusion de la romanisation et dans les marques qu’elle a produites du nord au sud des Gaules entre César et les Sévères ?