Le musée du Louvre
Musée à vocation universelle, le Louvre abrite aujourd’hui neuf départements, dont les collections couvrent plusieurs millénaires et un territoire qui s’étend de l’Amérique aux frontières de l’Asie. Ce sont plus de 30 000 oeuvres qui sont exposées dans les salles du musée, dont des chefs-d’oeuvre mondialement connus comme la Joconde, la Victoire de Samothrace et le Scribe accroupi.
Dès son ouverture en 1793, le Louvre a été conçu comme un musée au service de tous les Français, un lieu d’émancipation et d’éducation. L’Établissement public du musée du Louvre, qui regroupe aujourd’hui le musée du Louvre, le musée national Eugène-Delacroix et le jardin des Tuileries, est ainsi ancré dans l’ensemble du territoire français à travers une politique très active de circulation de ses oeuvres.
Il se montre très généreux à travers des prêts, des dépôts, des expositions ou des partenariats, afin de soutenir les musées de France qui souhaitent compléter leurs fonds, enrichir leur programmation d’expositions temporaires ou encore renouveler leurs programmes muséographiques.
Le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines réunit les oeuvres des civilisations antiques, grecque, étrusque et romaine, illustrant l’activité artistique de l’ensemble du bassin méditerranéen entre le 4e millénaire av. J.-C. et le Ve siècle de notre ère.
Ce département figure parmi les plus anciens du Louvre. Conçu dès 1793, il voit le jour en 1800 sous l’appellation de « musée des Antiques » et présente alors les anciennes collections royales, dominées par la statuaire en marbre. Par la suite, les saisies révolutionnaires, l’achat de la collection Borghèse en 1807 ou les prises effectuées lors des guerres napoléoniennes viendront accroître cet ensemble, dont une partie sera rendue à la chute de l’empire en 1815.
Au XIXe siècle, plusieurs dons majeurs, comme celui de la Vénus de Milo (1821), mais aussi l’apport de missions archéologiques prestigieuses enrichissent les collections qui se diversifient également en accueillant des objets en métaux précieux, bronze, argile et verre, grâce, notamment, à l’achat d’importantes collections particulières (les collections Tochon en 1818, Durand en 1825 et 1836 ou Campana en 1861).